18 décembre 2025Les enjeux de la rénovation énergétique dans le bilan 2025
Des évolutions majeures pour la performance énergétique des logements L'année 2025 marque un tournant dans les politiques de rénovation énergétique, avec une évolution notable du cadre réglementaire touchant aussi bien les propriétaires que les acteurs immobiliers. Les mesures adoptées visent à renforcer l’efficacité énergétique des habitations, tout en proposant un accompagnement plus structuré vers la transition énergétique. Un nouveau souffle pour le DPE et ses implications La place centrale du diagnostic de performance énergétique (DPE) s'est confirmée cette année. La validité de dix ans est maintenue, mais l’ensemble des anciens DPE, réalisés avant juillet 2021, ne peuvent plus être utilisés lors de la vente ou location d’un bien, du fait de méthodes d’évaluation devenues obsolètes. Les rapports établis entre 2018 et 2021, quant à eux, ont vu leur validité s'achever fin 2024, imposant à de nombreux propriétaires de mettre à jour leurs diagnostics pour répondre aux exigences actuelles lors de toute transaction immobilière. Louer un meublé touristique : des critères énergétiques renforcés Une autre avancée importante concerne la location de logements en meublé touristique. Avec la nouvelle réglementation entrée en vigueur en 2025, un DPE doit désormais accompagner la demande d’autorisation déposée auprès de la mairie, sur simple sollicitation de celle-ci. Ce contrôle énergétique sera de plus en plus strict : seules les habitations classées de A à E peuvent être mises en location jusqu’en 2034. Passé ce délai, seuls les immeubles notés de A à D resteront admissibles couverts par cette autorisation. Cette évolution incite les propriétaires à améliorer la qualité énergétique de leurs biens destinés à la location saisonnière. Audit énergétique : extension de l’obligation pour les biens individuels Le bilan de 2025 est également marqué par la généralisation de l'audit énergétique pour les maisons individuelles et immeubles détenus par un seul propriétaire, dès lors qu'ils présentent un classement E au DPE. Cette obligation, initialement réservée aux biens classés F et G, s’applique désormais à un plus large éventail de logements, poussant ainsi les propriétaires à engager une démarche de rénovation. Cet audit, valable cinq ans, guide les travaux en suggérant des axes d'amélioration pour atteindre de meilleures performances. Vers une approche collective et pluriannuelle de la rénovation Les règles relatives aux copropriétés ont également évolué. Depuis 2025, les bâtiments collectifs entre 50 et 200 lots, quels que soient leurs usages, doivent réaliser un DPE collectif. Cette obligation, déjà appliquée aux immeubles de plus de 200 lots depuis l’année précédente, permet d’obtenir une vision globale de la situation énergétique de l’ensemble d’une résidence. En parallèle, l'élargissement du Projet de Plan Pluriannuel de Travaux (PPPT) s’adresse désormais à toutes les copropriétés de plus de 15 ans, y compris celles de moins de 51 lots. Cette mesure vise à anticiper les besoins d’entretien et de rénovation, avec un accent particulier sur l’aspect énergétique, en hiérarchisant les interventions à long terme. La prévention des risques naturels intégrée aux diagnostics Autre nouveauté phare de cette année : l’introduction de l’Obligation Légale de Débroussaillement (OLD) dans les États des Risques et Pollutions (ERP). Les propriétaires de parcelles exposées doivent désormais démontrer leurs démarches de débroussaillement pour limiter les incendies, renforçant la sécurité de l’habitat et de ses occupants dans les zones à risque. Un secteur en mutation pour les acteurs de l’immobilier Cet environnement réglementaire renouvelé a changé la donne pour les professionnels. Offrir une expertise pointue, rester informé des modifications légales et activer rapidement les démarches nécessaires sont devenus des compétences clés pour accompagner la mise en vente ou la location d’un bien immobilier. La rigueur dans la constitution des dossiers de diagnostics garantit non seulement la conformité, mais aussi une transmission sereine des logements sur le marché. Conclusion : une année charnière pour la rénovation énergétique En résumé, 2025 aura vu un durcissement des règles mais aussi une clarification des processus entourant la rénovation énergétique des logements. Les obligations élargies encouragent les acteurs du secteur et les propriétaires à anticiper, planifier et améliorer la performance énergétique de leur patrimoine, dans un contexte où la transition écologique occupe une place grandissante. Cette dynamique impose de rester sans cesse à la pointe des évolutions pour répondre efficacement aux nouvelles attentes du marché.